Les marchés financiers terminent la semaine dans un contexte international agité, ce qui est toujours favorable aux valeurs refuges comme l’or, les bons des Trésors, le yen japonais ou encore le franc suisse. En effet, les échanges sont très vifs entre Américains et Nord–Coréens tandis que l’Iran -qualifié d'”Etat voyou” par le président Donald Trump cette semaine à la tribune de l’ONU- a annoncé renforcer ses capacités balistiques. Côté pétrole, on attend le résultat de la réunion, aujourd’hui, à Vienne de l’Opep qui doit débattre d’une possible prolongation de leur accord d’encadrement de l’offre mondiale de brut.

CACAO

Le cacao a gagné quelques points sur la semaine, tant à Londres qu’à New York. Parties de £ 1 484 sur le marché à terme britannique vendredi dernier, les fèves ont clôturé hier soir à £ 1 492, tandis qu’à New York, la tonne passait de $ 2009 il y a une semaine à $ 2 021 hier soir.

Une semaine très chargée en actualité avec la Côte d’Ivoire et le Ghana qui se mettent, ensemble, en ordre de bataille face à la dégringolade des cours depuis près d’un an. Une action collective des deux poids lourds du cacao qui était fort attendue par nombre d’acteurs. Ainsi, ils ont demandé à la Banque africaine de développement (Bad) de leur accorder un prêt de $ 1,2 milliard leur permettant de construire des entrepôts afin de pouvoir réguler leurs exportations et agir ainsi sur les cours mondiaux. Une partie de ce financement est également prévue pour développer la transformation locale de fèves jusqu’au produit final, le chocolat (lire nos informations).

Un regroupement des forces qui va sans doute dans le bon sens mais qui ne suffit pas, peut-on déduire des propos tenus, hier, par le directeur-général de l‘Organisation internationale du cacao (ICCO), Jean-Marc Anga. En effet, face à un excédent cacaoyer qui continuera ces quatre à cinq prochaines années si les tendances actuelles se poursuivent, souligne-t-il, “La Côte d’Ivoire doit parler au Ghana, au Nigeria, au Cameroun. Les grands 4 doivent dire : ‘Nous représentons 75% de l’offre mondiale, donc, ces cinq prochaines années, la croissance de notre production sera limitée à 2 ou 3%.” Une position ferme indispensable car les perspectives à moyen terme sont moroses : “Selon nos analyses, malheureusement la tendance baissière que nous connaissons actuellement, continuera encore deux ou trois ans“, a précisé le patron de l’ICCO. L’excédent cette année est estimé par l’organisation à 371 000 t étant donné la hausse de la production notamment en Afrique de l’Ouest alors que la demande demeure relativement stable.

La situation est perçue un peu différemment par Citi Research Commodities qui a publié hier son analyse trimestrielle. La production en Côte d’Ivoire et au Ghana baisserait de 8 à 10% cette campagne à venir, à 1,9 Mt pour le premier et 890 000 t pour le second. L’excédent mondial sur 2016/17 est estimé à 490 000 t, soit beaucoup plus que les volumes avancés par l’ICCO. En revanche, après des niveaux de broyages négatifs en 2014/15 et en 2015/16, ils ont progressé de 2 à 2,5% en 2016/17 et devraient augmenter davantage, de 4%, en 2017/18, la demande devant être stimulée par la faiblesse des prix de la fève.

Pour le géant agroindustriel Olam, la Côte d’Ivoire dont la récolte principale 2017/18, d’octobre à mars, devrait baisser de 10% au moins par rapport à la précédente. La campagne principale 2016/17 s’élevait à 1,5 Mt et l’ensemble de la récolte 2016/17 serait d’environ 2 Mt. Ces prochaines années, elles devraient osciller entre 1,85 et 2 Mt, a souligné son directeur général Gerard Manley. Mais l’Afrique de l’Ouest devrait conserver sa large prédominance car les faibles cours mondiaux et la baisse des prix garantis au producteur en Côte d’Ivoire réduisent l’attractivité de la cacaoculture dans les contrées productrices concurrentes, en Asie et Amérique latine. Ceci dit, le patron d’Olam Cocoa appelle les deux pays à réduire la déforestation et donc les superficies, et à doubler les rendements pour les porter à au moins 700 kg/ha.

La Côte d’Ivoire qui se prépare activement pour la prochaine campagne à venir. Selon deux documents publiés cette semaine par le Conseil du café-cacao (CCC), les contreparties requises pour les contrats d’exportation sont renforcées ainsi que les sanctions. Les entreprises qui contractent avec des exportateurs en Côte d’Ivoire doivent fournir une preuve d’existence de trois ans au moins ou qu’elles sont dirigées par des personnes ayant au moins 10 ans d’expérience dans ce négoce. Parallèlement, elles devront verser un dépôt de garantie de FCFA 200 millions (€ 304 000) dans une banque ivoirienne et prouver qu’elles ont des lignes de crédit, des entrepôts et des clients ; elles doivent aussi publier les noms de leurs dirigeants et principaux actionnaires. Ces mesures seront applicables dès l’ouverture de la prochaine campagne, début octobre. Leur non-respect entrainera une sanction de 10 ans d’incapacité d’exercer cette activité. L’ensemble de ces documents doit être transmis au CCC d’ici le 29 septembre, vendredi prochain.

Côté culture, la Côte d’Ivoire a déclaré la guerre à la maladie du swollen shoot des cacaoyers, ce qui requiert un financement de près de € 49 millions.

Enfin, toujours chez le n°1 mondial, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro sont estimés totaliser 1,992 Mt au 17 septembre et ce depuis le début de la campagne 2016/17, le 1er octobre dernier, selon les exportateurs. Su la même période la campagne dernière, ces volumes étaient de 1,479 Mt.

Quant aux broyages en Côte d’Ivoire, ils auraient totalisé 477 000 t de début octobre à fin août, selon l’association des exportateurs, le Gepex, contre 413 000 t sur la même période la campagne dernière. Sur le seul mois d’août, ils se sont élevés à 44 000 t contre 37 000 t en août 2016.

Le Ghana, quant à lui, à boucler le financement de sa campagne. L’emprunt annuel interbancaire de $ 1,3 milliard du Cocobod auprès d’un groupe de 25 banques et établissement financiers, a été signé mercredi à Paris, $ 200 millions additionnels étant prévus, au cas où. L’année dernière, le montant du prêt était de $ 1,8 milliard (lire nos informations).

CAFÉ

L’Arabica a glissé sur la période sous revue, terminant hier soir à New York à $ 1,35 la livre, parti de $ 1,414 vendredi dernier. En réalité, souligne Lee Gaus de l’entreprise de courtage EFG à Chicago, les prix oscillent dans une fourchette allant de $ 1,25 à $ 1,40, et “à ces niveaux, il n’y a pas de raison fondamentale pour sortir de cette fourchette”. Le Robusta a connu meilleure fortune puisqu’il a clôturé hier soir sur le marché à terme de Londres à $ 2 012 la tonne contre $ 1 992 vendredi dernier.

Côté pays producteurs, on attend de la pluie au Brésil, une bonne nouvelle. “Si les pluies se matérialisent, le marché continuera à baisser“, souligne Carlos Mera, senior analyste chez Rabobank. ” Nous avons besoin de voir pluies de pluies dans les régions caféières. Mais c’est le début de la saison humide, davantage de pluie viendra.”

Ceci dit, dores et déjà, la récolte brésilienne est attendue en baisse. L’agence nationale de statistiques, Conab, a annoncé hier avoir révisé ses prévisions de production sur 2017 à 44,77 millions de sacs de 60 kg (Ms) alors qu’en mai elle avait avancé le chiffre de 45,6 Ms ; l’année dernière, la production était de 51,37 Ms. Une baisse qui est attribuée aux Arabica dont la production serait de 34,06 Ms contre 35,4 Ms estimé en mai; la production était de 43,38 Ms en 2016. Cette baisse est liée au cycle végétatif naturel bisannuel du caféier, mais aussi aux pluies en dessous de la moyenne notamment dans les régions productrices du Minas Gerais, sans oublier l’invasion d’insectes dont le foreur de grains. La production de Robusta, quant à elle, serait en hausse, à 10,7 Ms contre 10,1 Ms estimé en mai. Une belle remontée par rapport aux 7,98 Ms qui avaient été récoltés l’année dernière, suite à la sécheresse.

Cette baisse attendue de la récolte au Brésil devrait amener la production mondiale sur la campagne 2017/18 à glisser de 3,2 millions de sacs de 60 kg (Ms), à 150,7 Ms, estime Citi Research Commodities.

En Asie, les caféiculteurs au Vietnam, n°1 mondial du Robusta, ont démarré la récolte un peu plus tôt que d’habitude – habituellement en octobre- car les conditions météorologiques sont favorables et la récolte 2016/17 avait été faible. Mais le négoce n’est pas encore très actif, ni en Indonésie, ni au Vietnam, en raison à la fois d’une faible demande -visiblement, les acheteurs ont encore des stocks suffisants et surtout attendent que la récolte batte son plein- et d’un faible approvisionnement. Cette semaine, des exportateurs ont proposé du Robusta Grade 2 5% brisures et grains noirs à $ 55 en dessous du cours de Londres sur l’échéance janvier. Cette décote était de $ 40 la semaine dernière.

En Indonésie, le Grade 4, 80 défauts, s’est vendu cette semaine avec uen prime d e$ 10 sur le contrat novembre de Londres.

En Ouganda, les exportations ont progressé de 44% au mois d’août par rapport à août 2016, à 418 340 sacs de 60 kg contre 291 059 sacs en août 2016, a précisé hier Uganda Coffee Development Authority (UCDA).

CAOUTCHOUC

Depuis vendredi dernier, les cours du caoutchouc glissent sur le Tokyo Commodity Exchange (Tocom) entraîné par la chute continu du marché de Shanghai. Jeudi, ils clôturaient, après cinq séances consécutives de baisse, à 210,2 yens ($1,87) le kilo pour le contrat de février. Sur Shanghai Futures Exchange, le contrat de janvier perdait 460 yuans à 14 515 yuans ($ 2 201) la tonne.

Réuni le 15 septembre à Bangkok en Thaïlande, l’ International Tripartite Rubber Council (ITRC) – Thaïlande, Indonésie et Malaisie – a décidé de ne prendre aucune mesure, comme la réduction de la production, pour tenter de soutenir les prix. Une décision qui a contribué à abaisser le marché. Toutefois, les ministres ont estimé que les prix du caoutchouc naturel au second trimestre ne reflétaient pas les fondamentaux du marché caractérisés par une forte demande et une réduction de l’offre consécutive à des conditions météorologiques erratiques et à un abandon de la culture du caoutchouc par les petits agriculteurs. A noter que l’ITRC a accueilli un nouveau membre le Vietnam. Ainsi, l’ITRC représentera 80% de la production mondiale de caoutchouc.

L’éditorialiste Clycle Russel de Thomson Reuters s’interroge sur la conjonction de prix du caoutchouc faibles alors même que la Chine, premier consommateur mondial, a accru de façon substantielle ses importations de caoutchouc.

Observant, que le caoutchouc est la matière première importée par la Chine qui a connu la plus forte croissance – plus 24,3% au cours des 8 premiers mois de l’année 2017 à 4,45 millions de tonnes – Clycle Russel pointe en parallèle que les cours du caoutchouc ont chuté de 16,2% à Tokyo par rapport à la fin de l’année 2016 et de 15,5% à Shanghai. Clycle Russel estime que le seul élément pour stimuler les prix est la préoccupation réelle sur les perspectives d’approvisionnement. En exemple, est donné, la hausse des prix consécutive aux inondations en Thaïlande. Et de conclure « Dans l’ensemble, il est clair qu’une forte demande chinoise ne suffit pas à surmonter l’excès d’offre sur le marché. Tant que les principaux producteurs ne convaincront pas le marché qu’ils sont déterminer à abaisser la production, les prix risquent d’être en difficultés, les gains générés par la demande étant un processus extrêmement lent ».

En Inde, les importations de caoutchouc naturel ont diminué en 2016/17pour la première fois depuis une dizaine d’année. A 426 434 tonnes, elles ont baissé de 7% et devraient à nouveau reculer en 2017/18 à 320 000 tonnes a affirmé le secrétaire chargé du Rubber Board, N Rajagopal, lors de la 124ème conférence annuelle de United Planters Association of Southern India (UPASI).

Une baisse consécutive à la hausse de la production domestique de caoutchouc naturel qui s’est élevée à 691 000 tonnes en 2016/17 contre 562 000 tonnes en 2015/16 et pourrait atteindre 800 000 tonnes en 2017/18.

L’inde est le sixième producteur mondial de caoutchouc (5% de la production mondiale) et le deuxième consommateur mondial (8,2% de la consommation mondiale). En 2016/17, la consommation a progressé de 5% à un peu plus de 1 million de tonnes.

COTON

Semaine plutôt calme sur le marché du coton après les yoyos à la hausse puis à la baisse dans le sillage des différents ouragans des dernières semaines. Les cours du coton ont perdu 7% la semaine dernière, clôturant vendredi à 69,07 cents la livre pour le contrat de décembre. Jeudi, à la clôture, ils ont atteint un plus bas de quatre semaines à 68,25 cents la livre, le nouvel ouragan, Maria, s’éloignant du continent américain.

En Chine, les ventes aux enchères de la Réserve se poursuivent activement. Le négociant Reinhart indique qu’au 20 septembre 3,02 millions de tonnes de coton avaient été vendues cette année. Officiellement, les ventes devraient s’arrêter à la fin du mois de septembre et pourraient totaliser 3,1 Mt.

En Turquie, les importations de coton sur les onze premiers mois de 2016/17 s’élèvent à environ 700 000 tonnes, en baisse d’environ 22% par rapport à la même période en 2015/16 en raison de la hausse des disponibilités locales. Environ 45% des importations proviennent des Etats-Unis (318 000 tonnes), en dépit des droits antidumping de 3% actuellement appliqués au coton américain. Le Brésil (77 000 t.), le Turkménistan (67 016 t.) et la Grèce (75 000 t.) sont les autres principaux fournisseurs au cours de la même période, indique le département américain de l’Agriculture (USDA). Ajoutant, que malgré la guerre, environ 26 000 tonnes de coton syrien sont passées sur le marché turc.

Au Bénin, la France a octroyé FCFA 1 milliard au projet d’appui à la transition agro- écologique des zones cotonnières au Bénin (cf. nos informations).

HUILE DE PALME

Après la folle envolée de la semaine dernière – sommet de 2 976 ringgits la tonne du 14 septembre- le marché de l’huile de palme est en phase de consolidation, accumulant les séances de baisse. Jeudi, à la veille d’un long week-end, la bourse malaisienne étant fermée vendredi, le contrat de référence livraison décembre a clôturé à 2 737 ringgits ($652,29) la tonne, en baisse de 1,2% en raison de la baisse du soja sur le Chicago Board of Trade (CBOY) ainsi que de la prise des bénéfices des investisseurs avant un jour férié.

Les exportations d’huile de palme de Malaisie sont soutenues. Du 1er au 20 septembre, elles ont progressé de 25,4% selon ITS et de 26,8% selon SGS par rapport à la même période en août. Une hausse toutefois largement intégrée par les investisseurs, la demande progressant en septembre dans la perspective du Festival de l’automne en Chine et la fête Diwali en Inde. .

RIZ

Cette semaine les prix en Asie ont été soutenus par un resserrement de l’approvisionnement indien ainsi que la perspective la demande du Bangladesh frappé par les inondations.

En Thaïlande, le Thaï 5% est orienté à la hausse à $390 -$396 la tonne contre $380-$390 la semaine dernière avec la perspective d’une nouvelle demande du Bangladesh, un pays déjà fort présent sur le marché. Un accord a été conclu avec entre le Bangladesh et la société thaïlandaise Siam Rice Trading pour l’achat de 50 000 tonnes de riz au prix de $438 la tonne.

En outre, le cabinet thaïlandais a approuvé mardi trois programmes conjuguant prêts et subventions en faveur des producteurs de riz pour une valeur de $ 2,63 milliards. Les négociants estiment que les prix devraient demeurer stables ou en légèrement augmenter la semaine prochaine après les récentes inondations et les fortes pluies qui ont entrainé des pertes sur la récolte de riz.

Au Vietnam, le Viet 5% s’est aussi apprécié de 5% à $390-$395 la tonne contre $378-$385 la tonne la semaine dernière également sous l’impulsion de l’appel d’offres du Bangladesh.

Les exportations de riz du Vietnam se sont élevées à 629 000 tonnes en août selon Vietnam Food Association (VFA). L’association qui a relevé l’objectif des exportations du pays pour 2017 à 5,6 millions de tonnes. Jusqu’à présent, le troisième exportateur mondial a vendu 3,8 Mt de riz.

En Inde, le riz étuvé 5% a progressé de $4 à $417-$420 malgré une demande internationale faible. La nouvelle récolte ne commencera à entrer sur le marché qu’à partir du mois prochain et deviendra significative à partir du mois de novembre, l’offre indienne est donc actuellement serrée ce qui soutient les prix.

La production mondiale de riz en 2017/18 est prévue par le département américain de l’Agriculture (USDA) à 483,4 millions de tonnes (Mt), en hausse de 0,8 million de tonnes par rapport à la prévision précédente, mais 3,Mt inférieure au record de 2016/17. L’USDA a révisé les prévisions de production pour neuf pays dont certains sont des exportateurs majeurs de riz. Ainsi la production de l’Inde a été revue à la hausse de 2 Mt à 110 Mt, celle de la Birmanie de 300 000 tonnes à un record de 12,6 Mt. Les récoltes du Pérou, du Chili et du Kazakhstan ont été augmentées. Ces révisions à la hausse ont été partiellement compensées par la réduction de la production de la Chine, du Bangladesh, des Etats-Unis et de la Colombie.

La consommation mondiale devrait atteindre 480,2 Mt en 2017/18, en hausse de 1,1 Mt par rapport à la prévision précédente, mais 2,3 Mt de moins par rapport au record de l’année précédente.

Avec une production supérieure à la consommation en 2017/18, les stocks de clôture devraient augmenter de 3% à 123,5, soit leur niveau le plus élevé depuis 2001/02. La Chine devrait représenter 61% des stocks mondiaux.

Enfin, l’USDA estime que le commerce mondial en2018 devrait s’élever à près du record de 44,4 Mt. En 2018, l’accroissement des exportations de riz d’Australie, du Brésil, de la Chine, de l’Inde et du Pakistan devrait plus que compenser les moindres embarquements d’Argentine, de Birmanie, de Thaïlande et des États-Unis. Parmi les importateurs, l’Arabie saoudite, la Côte d’Ivoire, Cuba, la Guinée, l’Irak, les Émirats arabes unis, Madagascar, les Philippines, le Sénégal et la Sierra Leone devraient augmenter leurs achats de riz tandis ceux en provenance d’ Egypte, d’Iran, du Laos, du Niger et du Sri Lanka devraient être réduits.

En Afrique, l’USDA estime que la production de riz devrait baisser en 2017/18 après avoir progressé en 2016/17 (cf. nos informations).

SUCRE

Le sucre roux a terminé hier soir en hausse sur la période, soit par rapport à vendredi dernier, à 14,73 cents la livre contre 14,55 cents la lb sur le marché à terme de New York. Le sucre blanc, sur le marché de Londres, a quant à lui à peine bougé, clôturant hier à $ 370,10 la tonne contre $ 369,20 vendredi dernier.

Certes, la production mondiale ne devrait pas être aussi élevée qu’initialement anticipée mais l’excédent demeure bel et bien là. Ces deux facteurs s’annulent donc et le marché est plutôt en équilibre en ce moment, du moins ces deux dernières semaines, estime Lee Gaus de l’entreprise de courtage EFG à Chicago. En outre, le marché anticipe des achats de l’Inde, ce qui aide à soutenir les prix, du moins pour maintenant.

Selon Citi Research Commodities, la hausse attendue des prix du sucre au troisième trimestre a été plus modeste que prévue et avec l’arrivée des récoltes de sucre de l’hémisphère nord, le rebond des cours n’est pas pour tout de suite. Toutefois, étant donné les prix soutenus de l’éthanol, grand concurrent du sucre dans l’emploi de la canne au Brésil, une saison des ouragans très dévastatrice et qui na peut-être pas dit son dernier mot, sans oublier le risque renouvelé de voir El Niño ressurgir, les cours du sucre pourraient rebondir au deuxième trimestre 2018.

source: commodafrica.com

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